Individual Consultancy

Consultant pour l’élaboration des projets pour le Bureau

16 octobre 2019

Yaounde

 

Contexte

La population du Cameroun est de 23,44 millions (2016, BUCREP) dont 51% de femmes. Un habitant sur 4 (1/4)  vit  avec moins de 600 FCFA par jour. Le taux d’alphabétisation est de 83% (H) et 68% (F). 36%  de femmes sont mariées avant 18anset l’indice synthétique de fécondité est de 4,9. La prévalence contraceptive est de 21% et les besoins non satisfaits en PF de 18%. La prévalence VIH est de 4,3%  et de 5,6 chez les femmes âgées de 15-49 ans. 830 femmes qui décèdent tous les jours dans le monde (pays en développement,99%). Entre 2000 et 2015, la mortalité dans le monde a baissé de 44% alors le RMM du Cameroun a presque doublé à la même période. Environ 7000 femmes décèdent chaque année au Cameroun: 17 /jour Ce sont des décès évitables pour la plupart. Parmi les causes des décès des jeunes et adolescentes (15-24 ans), 64%  des causes des conditions maternelles  la mortalité maternelle. Pour chaque femme qui meurt, 20 à 30 ont des complications dont la plus grave est la Fistule Obstétricale dont 20 000 cas sont enregistrés dans le pays.

Les adolescents et jeunes (10 à 24 ans) représentent 34,1% de la population. Cette tranche de la population est vulnérable à plusieurs égards et notamment en matière de santé de la reproduction.

31% de femmes de 20-24 mariées avant 18 ans et 25,6% des 15-19 ans ont débuté leur vie féconde avec les conséquences qui en découlent. Parmi les femmes ayant déjà eu des rapports sexuels, 20 % ont été forcées à avoir leurs premiers rapports sexuels ; en particulier, celles  ayant eu des rapports avant l’âge de 15 ans (30 %). La prévalence contraceptive chez les 15-19 ans est de 12,1% ; ce qui traduit l’ampleur des besoins non satisfaits en contraception. La prévalence du VIH chez les jeunes de sexe féminin de la tranche  15-24 ans est de 5.1% contre 3% chez les jeunes de sexe masculin de la même tranche d’âge. 63.8% seulement des adolescentes de 15-19 ans utilisent le  préservatif pour se protéger contre l’infection au VIH

Sur le plan humanitaire, le Cameroun fait face à 3 crises humanitaires avec un impact particulièrement négatif sur les personnes affectées.

La situation sécuritaire dans l'Extrême nord du Cameroun reste extrêmement volatile en raison de l'insurrection de Boko Haram dans le Bassin du lac Tchad. Bien que la fréquence ait diminué, les raids de Boko Haram continuent dans les départements du Logone et Chari, Mayo Sava et Mayo Tsanaga. Les enlèvements se poursuivent dans les zones frontalières, entraînant des traumatismes au sein des familles et des communautés. En juin 2019, 104 884 réfugiés nigérians et 262 831 déplacés internes étaient enregistrés dans cette région.

La crise sociopolitique dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest du Cameroun s'est transformée en un conflit armé fin 2017. Elle a rapidement dégénéré en une crise humanitaire majeure (crise anglophone), avec environ 530 000 personnes déplacées à l'intérieur du pays principalement les régions du Littoral et de l’Ouest, mais également à Yaoundé, la capitale. 35 000 réfugiés sont enregistrés au Nigéria selon OCHA, le HCR et l’OIM. La crise s’enlise malgré l’offre de dialogue du gouvernement camerounais.

 Depuis le début de la crise sociopolitique en République centrafricaine en 2013, l’impact sur la population du Cameroun dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua est toujours très fort. En mai 2019, 285 173 réfugiés centrafricains sont enregistrés, principalement dans les régions de l'Est et de l'Adamaoua.

Le Bureau pays apporte sa contribution aux efforts du Gouvernement à travers une réponse adaptée aux besoins des populations dans le cadre du nexus Humanitaire – Développement – Paix, en rapport avec son mandat. Toutefois, au regard des enjeux et la raréfaction des ressources, en dépit des efforts fournis en collaboration avec les autres acteurs, les défis restent importants et assez globalement les besoins identifiés ne sont pas suffisamment adressés pendant que de nouveaux besoins sont enregistrés. Face à cette situation, le Bureau pays UNFPA se doit de renforcer son positionnement en procédant à une mobilisation conséquente des ressources; toute chose qui justifie le recrutement d’un consultant (inter)national.

 

Objectif de la consultation

L’objectif général de la consultation est d’élaborer des projets pour le bureau en vue de la mobilisation des ressources. Au terme de la consultation, le bureau devra disposer d’une banque de projets pertinents et novateurs à soumettre aux bailleurs de fonds.

Responsabilités/activités

  • Faire le mapping des différents bailleurs de fonds/donateurs intervenant au Cameroun
  • Identifier leurs niches programmatiques, leurs priorités de financement, leurs documents de Stratégie pour un meilleur arrimage à leurs centres d’intérêts.
  • Prendre attache, établir et maintenir le contact avec les bailleurs/représentations locales
  • Elaborer, en collaboration avec l’équipe technique du bureau, des projets novateurs, y compris en lien avec les thématiques émergentes et basés sur les évidences
  • Contribuer à l’élaboration d’une stratégie de mobilisation des ressources

 

Résultats attendus

  • Une base de données de bailleurs de fonds et autres donateurs intervenant au Cameroun, assortie de leurs stratégies régionales et leurs priorités de financement est disponible
  • Une banque de projets novateurs en lien avec le nexus Humanitaire – Développement  - Paix susceptible de bénéficier de financement dans l’immédiat ou à moyen terme est disponible
  • La contribution du consultant à l’élaboration de la stratégie de mobilisation des ressources pour le bureau est notable

Durée du contrat

La durée du contrat est d’un mois.

Profil du Candidat

  • Etre titulaire d’au moins un Master (Bac+4) dans les domaines pertinents du mandat de l’UNFPA, médecine, sciences sociales, développement international, gestion des projets ou dans tout autre domaine similaire;
  • Avoir une expérience éprouvée dans l’élaboration des projets et/ou la mobilisation des ressources
  • Avoir une expérience professionnelle d’au moins  8 ans en gestion de projet, y compris des projets humanitaires ou de résilience 
  • Avoir une expérience des interventions en contexte humanitaire et une bonne connaissance et compréhension de la crise sécuritaire autour du bassin du Lac Tchad
  • Une bonne connaissance du contexte géographique, social et culturel du Cameroun en général et de la région de l’Extrême-Nord, voire du Sahel serait un atout
  • Avoir la maîtrise de l’une des deux langues officielles du Cameroun (Français/Anglais) avec une bonne capacité de travail dans l’autre
  • Excellente capacité d'analyse et de rédaction
  • Connaissance de l'UNFPA ou de la mission des Nations Unies, des politiques et objectifs du programme serait un atout

Lieu

Yaoundé

 
Dossiers de candidature :
Les dossiers de candidature (en français ou en anglais) doivent porter le titre du poste et être envoyés par email  à cameroon.office@unfpa.org au plus tard le 16 octobre 2019. Ils doivent être complets et contenir une lettre de motivation, un curriculum vitae, une offre technique, les photocopies des diplômes et certificats ainsi que le formulaire P11 des Nations Unies. Lesdits dossiers doivent être envoyés en une seule pièce jointe (format PDF uniquement).