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Répondre aux besoins d’hygiène des femmes et filles déplacées au Cameroun

20 April 2016

Mora, Cameroun- Depuis 6h du matin, de nombreuses femmes et filles se sont installées dans la cour du centre de promotion de la femme et de la famille. Elles ont été informées de la distribution des kits d’hygiène par la directrice du centre à travers un réseau de 40 GIC (Groupe d’initiative commune) et associations de femmes  travaillant dans les communautés.  « Il y a quelques mois, j’ai mobilisé les leaders des associations féminines pour qu’elles fassent du porte-à- porte et identifient dans leurs quartiers les femmes et filles qui avaient fuient les attaques de Boko Haram pour se réfugier à Mora. » déclare Mme Aissatou Mahamat, directrice du centre de promotion de la femme et de la famille de Mora.

« Cette base de données que nous avons jugé fiable à permis de sélectionner sur des critères bien définis (taille de la famille, femme chef de famille, Veuve et Ages ) une cible de 1 500 femmes/Filles comme bénéficiaires de la présente distribution de Kits de Dignité.  La délivrance des Voucher aux récipiendaires dans la communauté, l’assemblage, le transport et l’encadrement des bénéficiaires par quartier/communauté ont été faits par nos Agents de relai communautaire/responsables de GIC. Toute cette organisation a permis que les Kits aillent aux plus démunis des  déplacés. » Explique le  Dr Mah, responsable du sous-bureau de l’UNFPA à Maroua.

Depuis plus de trois ans, les attaques terroristes de la secte Boko Haram répandent la peur dans tous les pays riverains du lac Tchad, à savoir le Nigeria, le Niger, le Tchad et le Cameroun forçant les populations à fuir en abandonnant tout. Depuis le début des attaques, selon les statistique de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) 169 920 camerounais se sont déplacés vers l’intérieur du pays et vivent dans des conditions précaires car n’ayant rien pu emporter. 35434  personnes déplacées sont retournées à l’Extrême-nord.

«  La plupart des personnes déplacées qui sont arrivées à Mora ont pu s’installer dans des familles, mais il y a un groupe qui a construit des habitats précaires dans le mayo (nid du fleuve), ce qui les expose aux risques d’inondation. »